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lycée laennec pont l'abbé - PONT L'ABBE - Education nationale EDUCATION NATIONALE académie de rennes
     
L'histoire de l'invention de l'auscultation médiate par Laennec est largement connue sous la forme d'une sorte d'image d'Epinal. En septembre 1816, par une fraîche matinée, Laennec sort de l'hôpital Necker et se rend à pied visiter une jeune fille cardiarque. Il traverse la cour du Louvre où jouent des gamins; l'un d'eux gratte avec une épingle l'extrémité d'une poutre, le second, l'oreille à l'autre extrémité perçoit le bruit renforcé. C'est L'ILLUMINATION. Arrivé chez sa cliente, Laennec roule un cahier de papier et l'utilise pour écouter le bruit du coeur de sa patiente. Laennec a découvert le principe de l'auscultation médiate.

Laennec decouvre le principe de l'amplification phonique.
A l'époque, le diagnostic n'était établit que suite à un interrogatoire: on prenait le pouls mais on ne le comptait pas, on se contentait de le décrire. Il n'y avait donc aucune donnée objective de la maladie.
A la suite de cette découverte, il regagne l'hôpital Necker et mobilise ses étudiants. Ceux-ci fabriquent en série des cylindres de papier puis de divers bois tournés que l'on appelle stéthoscope (en grec: "Je vois dans la poitrine"). Avec sa merveilleuse oreille de musicien, le maître se met à écouter les poitrines des mille malades annuels de ses quatre salles d'hôpital. Il enregistre, compare, synthétise puis vérifie attentivement, lors des autopsies systématiques des quatre cents malades qui decèdent dans l'année.

Les stéthoscopes de Laennec
Ainsi le stéthoscope lui permet de décrire les signes cliniques de maladies pulmonaires. Il s'est attaché à reconnaître tous les bruits normaux et anormaux de la respiration et de la transmission des voix dans les différentes maladies respiratoires et cardiaques. A l'aide de la pectoriloquie (bruits révèlant l'existence de cavités pulmonaires), il relie ces signes aux caractères cliniques de la maladie et, grâce à l'autopsie, aux lésions tissulaires.
 


La connaissance des affections pulmonaires est alors plus qu'élémentaire. On regroupe sous le nom générique de phtisie tout un ensemble de maladies. Dans un océan d'ignorance, la méthode d'investigation se réduit à l'examen de la douleur, celui des troubles fonctionnels, l'analyse de la respiration et celle de l'expectoration. La phtisie est à la fois la tuberculose et la bronchite, la gangrène du poumon et l'oedème, l'emphysème et l'apoplexie. On confond pleurésie et pneumonie dont les symptômes (fièvres, toux) sont semblables. La congestion pulmonaire est inconnue. Côté méthodes, la palpation et la percussion ne donnent que de piètres résultats. Dans le domaine cardiaque, les connaissances sont encore plus fragmentaires. On ne soigne pas, on observe les malades, on attend leur mort.

Puis, au prix d'un effroyable labeur, Laennec écrit en 1819 les 928 pages d'un ouvrage qui va littéralement révolutionner le monde de la médecine. Il a ainsi ouvert la voie à la médecine nouvelle et ses travaux, toujours enrichis, n'ont jamais été remis en cause.
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